Conférence nationale du changement climatiques impacts et adaptation
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Approfondir la compréhension des risques et de l'importance de renforcer la capacité au Canada : l'exemple de Denendeh

Chris Paci
Dene Nation
cpaci@denenation.com

(présentation en anglais seulement)

Si on voulait dresser le portrait type d'un chercheur dans le domaine du changement climatique, à quoi ressemblerait-il ? La plupart des chercheurs en changement climatique ont une formation scientifique. Quelques-uns sont membres du réseau C-CIARN. Ils travaillent soit dans des universités soit pour le gouvernement, parfois les deux. La plupart sont profondément engagés et veulent comprendre la nature et l'étendue des changements climatiques au Canada. Certains veulent éduquer les Canadiens en matière de changements climatiques. Quelques-uns vont jusqu'à suggérer des alternatives dans nos façons de nous comporter dans l'espoir d'atténuer les causes du changement. Certains ne croient pas à l'influence humaine dans l'évolution du climat. Certains sont peu optimistes quant à l'avenir. La plupart des données sur lesquelles se fondent nos hypothèses sur les changements projetés viennent d'études environnementales physiques. La plupart des travaux canadiens se fondent sur le corpus d'évidences scientifiques sur les changements climatiques produit par des scientifiques du monde entier. Un petit nombre de chercheurs mènent leurs études dans des régions données du globe ou du Canada. La plupart des données sur les changements climatiques proviennent de l'environnement global, avec des exemples locaux servant à illustrer ce qui est projeté ou observé en tant que processus global. La science du changement climatique évolue et en vient de plus en plus à intégrer la perspective sociale sur les changements, mais ce faisant, nous sommes forcés de regarder le climat dans une perspective locale plutôt que globale. Pour tracer un portrait complet des changements climatiques au Canada, les spécialistes du changement climatique doivent se demander ce que les changements climatiques signifient pour le Canada, pour le Québec, pour Montréal, pour le Vieux-Montréal, etc. Notre compréhension du risque au Canada résulte-t-elle de ce que nous apprenons à Montréal ? Les politiques et programmes canadiens sur le changement climatique sont élaborés pour comprendre la nature du risque d'une part et pour comprendre comment nous pouvons renforcer nos capacités pour réduire les vulnérabilités qui peuvent en résulter. Nous donnons un aperçu des travaux menés à Denendeh, informations que d'autres sont en train de découvrir, pour améliorer les prises de décision. À Denendeh, le savoir traditionnel détenu par la nation Dene est la plus importante source de connaissances sur les changements climatiques. La plupart des études sur les changements climatiques sont initiées par des scientifiques qui mesurent les variations données et tentent de prédire, à l'aide de modèles, comment les choses évolueront dans le futur. Le savoir traditionnel part de ce que les Dene ont vécu et de ce que les anciens disent de l'avenir. L'information reçue par la plupart des décideurs est basée sur des scénarios de changements climatiques et des modèles de changements qui pourraient ne pas nous donner une appréciation exacte ou les connaissances nécessaires pour comprendre et s'adapter aux changements climatiques au Canada. Tout comme les autres peuples autochtones, les Dene vivent en harmonie avec la terre depuis longtemps, ce qui leur donne des indications sur les changements du passé et aussi sur la nature de ces changements (différents ou similaires par rapport à ceux des dernières décennies). Le savoir traditionnel local est intégré à un contexte culturel et est disponible à ceux qui veulent en savoir davantage sur les conditions locales. Le savoir traditionnel est l'adaptation réussie aux changements passés. Les Dene possèdent une histoire orale qui recèle moult exemples d'incidents de changements climatiques. Ces exemples sont instructifs face à la question de l'adaptation. Pour comprendre les risques nous devons d'abord savoir quelles définitions et perceptions du risque sous-tendent cette compréhension. Nous devons reconnaître les variables qui rendent les communautés plus ou moins vulnérables au risque, et notamment, comment l'adaptation (ou la maladaptation) a fonctionné par le passé. Une discussion s'en suivra...


2005-04-05

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