Conférence nationale du changement climatiques impacts et adaptation
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le 6 mai

Andy Reisinger, New Zealand Climate Change Office
http://www.climatechange.govt.nz/

Andy Reisinger fait remarquer que cette conférence constitue le point de convergence de l’adaptation et des impacts liés aux changements climatiques. Maintenant, il faut se demander comment passer de la recherche à l’adaptation. Il propose trois rôles pour l’adaptation :

Elle peut motiver la réduction des émissions de gaz à effet de serre

Elle peut influencer le régime climatique global du futur.

Elle joue un rôle primordial à l’échelle du pays.

Si l’adaptation peut justifier la réduction des gaz à effet de serre, on doit d’abord considérer les niveaux acceptables d’impacts et les objectifs à long et à court terme pour les niveaux de GES. Selon le scénario le plus favorable, on peut s’attendre à une hausse du niveau de la mer de 2,7 à 5,2 m d’ici 2300. Est-ce qu’une hausse de 2,7 m du niveau de la mer est acceptable? On voit émerger ici des questions fondamentales d’acceptabilité.

L’adaptation est déterminante pour tout régime climatique, affirme M. Reisinger. Dans quelle mesure peut-on parler d’un régime global? Par exemple, qui paie et pour qui? Existe-il une limite à la responsabilité des pays développés? S’agit-il d’aide à l’adaptation ou de compensation pour les impacts? De même, l’assistance couvre-t-elle la variabilité du climat ou seulement les changements climatiques d’origine humaine?

Bien que l’adaptation constitue un important volet de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), elle n’aborde pas nécessairement tous les problèmes. M. Reisinger allègue que le cadre actuel nécessite davantage de réflexion au moyen de collaboration entre experts légaux, universitaires, spécialistes et de liens formels vers les programmes de développement.

Sur la situation actuelle en matière d’adaptation au pays, M. Reisinger note que tous les pays développés ont tout d’abord utilisé des méthodes d’évaluation descendante de manière à appliquer l’adaptation jusqu’aux régions et jusqu’aux secteurs d’activités. Au Royaume Uni, par exemple, on a utilisé une boîte à outils dans le cadre de politiques destinées aux régions et aux secteurs d’activités. La Nouvelle-Zélande a changé ses lois afin de tenir compte des effets des inondations, elle utilise maintenant une approche propre aux secteurs d’activité pour appliquer ses autres actions en matière d’impacts et d’adaptation.

Quels sont les défis pour la mise en œuvre de l’adaptation? Devrait-on réglementer le secteur privé ou devrait-on laisser libre court à la réaction du marché? À quel moment le gouvernement devrait-il s’engager dans un rôle de réglementation? « Nous sommes dans un pays libre, après tout », le gouvernement ne peut dire aux agriculteurs à quel moment ensemencer.

Cette attitude se traduit par une approche stratégique générale à l’égard d’événements qui sont liés aux changements climatiques mais qui n’en découlent pas. Les gouvernements doivent cependant s’impliquer dans les situations de grande vulnérabilité. Les politiques gouvernementales doivent refléter l’information sur l’adaptation. De sont côté, l’information indique dans quelle direction et dans quelle mesure un changement doit se faire mais elle ne suffit pas à motiver le changement. Le changement est induit par les structures et la réglementation, par un engagement émotionnel, par les groupes de pression et par des événements marquants.

M. Reisinger conclut en nommant quelques défis pour la communauté des chercheurs :

Vers quels résultats les recherches sont-elles orientées?

Quelle place revient aux changements climatiques dans le contexte des processus de décision?

Qui a besoin des évaluations descendantes ou qui a besoin d’un engagement ascendant et participatif?

Cela importe-t-il si la recherche disparaît une fois parfaitement intégrée?


2005-04-05

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