Conférence nationale du changement climatiques impacts et adaptation
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le 6 mai

Paul Egginton, Programme sur les impacts et l'adaptation liés aux changements climatiques, RNCan
http://adaptation.nrcan.gc.ca/home_e.asp

Paul Egginton porte un regard sur le futur et considère les questions stratégiques. Dans un premier temps, il souligne l’importance des instigateurs clés sur la scène internationale tels que la CCNUCC et le Protocole de Kyoto. Le contexte national influence aussi les programmes en place. Ainsi, dans les pays en voie de développement, on se préoccupe davantage de répondre aux besoins de base. On ne s’est pas encore penché sur les interactions transfrontalières qui prendront une importance capitale dans l’avenir.

L’adaptation a été perçue comme un défi technologique et d’ingénierie mais elle doit intégrer des attentes et des intérêts humains également. Les gouvernements ont pour rôle de cerner divers types de besoins et d’assurer le leadership et la coordination nécessaires pour y répondre.

Présentant une vue d’ensemble des politiques au niveau supérieur, M. Egginton note que l’atténuation et l’adaptation sont toutes deux reconnues comme des réponses stratégiques disposant d’instruments stratégiques communs. L’objectif global de toute action est de réduire la vulnérabilité et d’augmenter la résilience du Canada face aux changements climatiques.

« On parle de plus en plus du choix des outils, en particulier de la très populaire approche en matière de gestion du risque », dit M. Egginton. Après l’analyse du risque, ne vient-il pas aussi le temps de passer à l’action?

M. Egginton passe en revue les commentaires et questions formulés par les conférenciers précédents. Barry Smit s’est intéressé à l’équilibre entre les impacts des changements climatiques et ce qu’il faut faire à leur sujet. M. Egginton croit qu’en effet, « il faut marcher avant de courir. »

Lors de la session plénière, Nola-Kate Seymoar s’est demandé pourquoi le réchauffement de la planète n’a pas réussi à susciter plus de mobilisation. Elle a répondu partiellement à cette question lors de son exposé sur le comportement des humains face au changement. Le changement de comportement survient lors d’un engagement émotionnel, d’événements marquants, d’entraînement par effet de groupe et par la réorganisation des structures. M. Egginton pense que d’autres facteurs peuvent également expliquer cet échec.

Don Lemmen a noté que les décideurs s’apprêtent à considérer l’adaptation. M. Egginton note que le point de vue du secteur industriel a également été bien présenté par Paul Kovacs et Tom Rosser.

David Venema a posé une question fort pertinente : les politiques actuelles sont-elles adaptées ou non? La seule façon d’y répondre est de scruter les ministères l’un après l’autre. Gordon McBean, dans sa discussion sur les ententes sur l’eau, suggère de revoir ces ententes puisqu’elles touchent les gouvernements territoriaux, provinciaux, nationaux et internationaux.

Pourquoi faut-il insister sur les politiques?, se demande M. Egginton, parce qu’elles sous-tendent toutes les autres actions. Les politiques peuvent servir de catalyseur ou représenter un obstacle.

L’enjeu de l’adaptation couvre non seulement l’énergie et l’environnement mais tous les secteurs. Mais comment définir l’adaptation? S’agit-il d’une question de développement et d’économie? si oui, voilà une façon de promouvoir l’adaptation. La clé est de rassembler diverses institutions.

Si l’on doit développer des politiques sur l’adaptation, il est nécessaire de comprendre les évaluations du risque. Comme l’a montré Birgit Isernhagen lors de sa présentation, les conséquences des changements climatiques doivent être réexaminées à tous les paliers de gouvernement et dans tous les ministères.

Il est clair, commente M. Egginton, que l’adaptation est un enjeu horizontal et que « nous ne pouvons travailler en silos ». Il note quelques points saillants de la conférence :

Savoir nordique et traditionnel

Aspects sanitaires des changements climatiques

Programmes provinciaux qui tracent la voie

Associations professionnelles

M. Egginton croit que les associations professionnelles sont importantes pour aller de l’avant avec l’adaptation grâce à la communication, l’éducation, la formation professionnelle continue et l’établissement d’un réseau entre les ingénieurs et scientifiques. Par exemple, n’existe-t-il pas des occasions d’adaptation face au vieillissement des infrastructures publiques au Canada pour les associations d’ingénieurs?

« Nous avons déjà bien progressé puisque nous connaissons maintenant la vulnérabilité du Canada face aux changements climatiques ». Mais il reste encore un long chemin à parcourir. En conclusion, M. Egginton annonce que le Programme sur les impacts et l'adaptation liés aux changements climatiques sera révisé sous peu et qu’il y présenterait plusieurs des commentaires et des enjeux mis en évidence lors de la conférence.


2005-04-05

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