








|
|
Résumés - Affiches
Modélisation de la relation entre la température et les maladies d'origine alimentaire
Manon Fleury1, Dominique Charron, John Holt et Abdel Maarouf
1Agence de santé publique du Canada
Manon_D_Fleury@phac-aspc.gc.ca
On pense que la variation saisonnière du nombre de cas d'infections intestinales au Canada s'explique principalement par les chaudes températures ambiantes en été. Afin de vérifier cette hypothèse et de déterminer l'effet de la température ambiante sur la fréquence des maladies entériques, nous analysons les variations saisonnières d'agents entéro-pathogènes comme la salmonelle, la campylobactérie et le colibacille en Alberta et à Terre-Neuve-et-Labrador de 1992 à 2000. Le projet porte sur la relation entre la fréquence hebdomadaire des infections intestinales et la température ambiante moyenne, avec un regard particulier sur l'effet de la désaisonnalisation sur les données modélisées. Cet article présente différents types de méthodes de régression pour l'analyse de données chronologiques. Ces méthodes sont de plus en plus utilisées dans les analyses chronologiques de données environnementales, car elles permettent de corriger l'effet de confusion non linéaire des variations en fonction du temps, de la saisonnalité et des variables météorologiques. Les résultats montrent une étroite relation non linéaire, au-delà des effets saisonniers, entre la température ambiante et la fréquence des trois types d'infections intestinales en Alberta. Cependant, les résultats de Terre-Neuve-et-Labrador indiquent peu de variation en fonction de la température. Finalement il est important de se pencher sur le lien entre la température et les maladies d'origine alimentaire compte tenu des projections de l'évolution du climat.
2005-03-29 |
 |
|