Conférence nationale du changement climatiques impacts et adaptation
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Projet verglas : réactions physiologiques et comportementales face à un facteur de stress aigu des enfants exposés in utero aux variations du stress prénatal chez la mère

Kimberly Munro1, David P. Laplante, Alain Brunet and Suzanne King
1Douglas Hospital Research Centre
munro_kimberly@hotmail.com

Les études sur les animaux démontrent que les niveaux élevés de cortisol chez la femelle gestante associé à un stress prénatal entraînent des effets négatifs sur le développement de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le comportement futur des petits à naître. Cependant, les études sur les humains portent plutôt sur des mesures subjectives du stress (anxiété maternelle) dont les effets peuvent être accentués par le fardeau génétique. Les travaux de recherche indiquent que les effets du stress prénatal varient en fonction du moment d’exposition; l’exposition en première moitié de grossesse étant le moment le plus déterminant. Chez les humains, il est primordial d’étudier les effets du stress prénatal indépendamment des effets de la personnalité de la femme enceinte sur le développement hormonal et comportemental de l’enfant. La hausse de la fréquence d’événements météorologiques exceptionnels, par exemple la crise du verglas de 1998, est reconnue comme une des conséquences du changement climatique. Cette étude vise à définir le rôle du stress prénatal, découlant d’un désastre naturel, en distinguant comment les niveaux de l’exposition objective, de la réaction subjective, du cortisol a posteriori chez la mère et le moment d’exposition agissent sur les réponses hormonales et comportementales de l’enfant à un facteur de stress aigu (vaccination). Notre hypothèse de départ est que les enfants dont les mères ont subi un stress prénatal objectif élevé montreront en réponse à la vaccination : (1) des niveaux anticipés de cortisol supérieurs avant la vaccination; (2) un nombre supérieur de réponses de cortisol élevé; (3) un temps plus long de retour à la normale; et (4) des troubles comportementaux supérieurs par rapport aux enfants dont les mères ont subi un léger stress prénatal objectif. On s’attend à obtenir des résultats plus marqués chez les enfants exposés dans le premier trimestre de la grossesse. Ces résultats pourront servir dans l’élaboration de mesures d’interventions pour limiter les risques encourus par les femmes enceintes et les enfants à naître à la suite de stress objectifs, comme les désastres naturels.


2005-03-29

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