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Résumés - Affiches
Projections de l'étendue au Canada du vecteur de la maladie de Lyme, Ixodes scapularis, découlant du changement climatique
Nicholas Ogden1, Abdel Maarouf et Ian K. Barker
1Université de Montréal
nicholas.ogden@umontreal.ca
La question se pose à savoir dans quelle mesure le changement climatique prévu modifiera la portée géographique des vecteurs arthropodes et des agents pathogènes qu'ils transportent. Les études menées sur les effets de la température sur le taux de propagation de la tique Ixodes scapularis, vecteur de la maladie de Lyme, nous permettent de créer un modèle de propagation de la tique I. scapularis déterminé par la température. Pour analyser la progression de la tique vers le nord dans les conditions d'émission de CO2 du scénario SRES A2 du GEICC, on a utilisé les données obtenues de simulations. On prévoit des augmentations considérables de la portée géographique dès les années 2020. Vers les années 2080, la limite nordique de l'établissement de l'I. scapularis aura possiblement progresser de 1000 km. Dans les simulations pour la population de tiques la plus nordique d'I. scapularis existante, le nombre de tiques ayant survécu à chaque année augmente de façon linéaire jusqu'en 2080. À cette date, le taux de survie annuel des tiques aura plus que doublé. Le nombre plancher des tiques en migration nécessaire pour établir de nouvelles populations décline, ce qui aura pour effet d'augmenter la fréquence d'apparitions de nouvelles colonies. L'apparition saisonnière de différentes larves de tiques à la limite septentrionale confirme l'établissement de cycles endémiques de l'agent de la maladie de Lyme. Ces observations portent à croire que la portée géographique de la tique I. scapularis et des zoonoses qu'elle transmet pourrait s'étendre de façon significative à travers le Canada en cas de changement climatique au cours du siècle.
2005-03-29 |
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