Résumés - Affiches
Le rôle possible des épisodes de phénomènes météorologiques dans l'éclosion de maladies d'origine hydrique au Canada, de 1975 à 2001
M. Kate Thomas1 et Dominique F. Charron
1Agence de santé publique du Canada
Kate_Thomas@phac-aspc.gc.ca
Contexte :
La salubrité de l'approvisionnement en eau est une condition essentielle à la santé et au bien-être humains. Les épisodes de prolifération du colibacille O157:H7, de la campylobactérie et du cryptosporidium ont grandement contribué à accroître la sensibilité de la population canadienne aux risques associés à l'approvisionnement d'eau contaminée. Cette étude vise dont à déterminer l'incidence et la distribution des éclosions de maladies d'origine hydrique au Canada par rapport aux conditions météorologiques qui ont précédé ces épisodes et de tester la relation possible entre les épisodes météorologiques extrêmes et les éclosions de maladies hydriques.
Méthodes :
Nous avons analysé le lien entre les épisodes de pluie et de fonte printanière abondantes et 168 épisodes d'éclosion de maladie d'origine hydrique de 1975 à 2001, puis classé ces épisodes selon le degré de probabilité de leur origine hydrique (possible, probable ou certaine) à l'aide d'une méthodologie de recoupement des cas. La relation entre les épisodes météorologiques extrêmes et l'éclosion de maladies hydriques a été analysée à partir de variables indépendantes telles que la hauteur de précipitation quotidienne, la température de l'air et le débit fluvial maximum.
Résultats :
Pour les éclosions de maladies d'origine hydrique probables ou certaines, nous avons trouvé un lien entre le total maximum de degrés jours au-dessus de 0oC, le pourcentage maximum de la moyenne cumulative de hauteur de précipitation pour cinq jours consécutifs et les risques d'éclosion. Ainsi, la possibilité relative d'éclosion augmente d'un facteur de 1,00672 (avec un intervalle de confiance de 95 % [IC] = 1,00166 - 1,01181) pour chaque degré jour au-dessus de 0oC. En dichotomisant le pourcentage maximum de hauteur de précipitation, on a déterminé un risque accru à partir de 93 %, ce qui signifie que la possibilité relative d'une éclosion augmente d'un facteur de 2,28311 (95 % [IC] = 1,21644 - 4,28512) pour les événements pluviaux au delà de 93 %.
Conclusion :
Ces résultats portent à croire que la température pourrait jouer un rôle dans l'apparition de maladies hydriques au Canada. Ce facteur pourrait être considéré dans les initiatives de gestion de l'eau et de santé publique.
2005-03-29 |
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